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Filling the gaps in livestock emergency preparedness

March 19th, 2026 by Temidayo Adewole

Le français est ci-dessous

When an animal disease outbreak or natural disaster affects livestock operations, response systems are put to the test. Plans that looked strong on paper can quickly reveal unexpected gaps once real-world pressures begin.

That is why conversations about preparedness matter before the next emergency occurs.

This idea was at the centre of a recent meeting of the Poultry and Livestock Emergency Management Network (PLEMN), where representatives from provinces and territories shared experiences from their own regions.

The conversation focused on exchanging practical lessons and observations from across Canada, and many of the examples discussed were grounded in real situations. Participants spoke about challenges such as processing bottlenecks when farms are placed under quarantine, staff shortages during wildfire responses, inconsistent definitions of smallholders, and limits in traceability or data-sharing tools.

Sometimes these challenges only become visible when the system is tested by an unexpected event. For example, participants noted that a recent bovine tuberculosis investigation highlighted the limited processing options available for quarantined dairy farms, an issue that illustrates how disease investigations can reveal gaps in existing response systems.

Resource constraints were another theme raised during the discussion. Smaller jurisdictions described the difficulty of maintaining surge capacity during prolonged responses, while larger provinces pointed to the complexity of coordinating multiple agencies and industry partners. Despite these differences, many of the underlying challenges were surprisingly similar.

Canada’s livestock sector is diverse and regional. Geography, industry structure, and governance all influence how emergency planning happens locally. What works well in one province may not translate directly to another.

This is where collaboration becomes valuable.

Through PLEMN, jurisdictions share what they are learning and hear how others are approaching similar challenges. Sometimes an idea from another region sparks a new way of thinking about a local problem. In other cases, pilot initiatives, such as developing emergency response templates for wild pig events, are designed from the start with the intention of sharing lessons nationally.

Even internal tools used to brief senior decision-makers during emergencies can offer insights into how information is organized and communicated when time is limited.

What makes these exchanges especially valuable is the level of openness among participants. Members are comfortable discussing challenges, unfinished work, and lessons learned. That honesty creates an environment where jurisdictions can learn from each other without operational pressure.

PLEMN does not prescribe solutions, but provides a space for provinces, territories, and partners to compare experiences and identify areas where systems could be strengthened.

Improving livestock emergency preparedness rarely happens through one major change. More often, it happens gradually, by identifying gaps early, sharing lessons across jurisdictions, and adjusting plans before the next emergency tests the system again.

The Poultry and Livestock Emergency Management Network (PLEMN) is a national forum convened by Animal Health Canada to strengthen coordination, information sharing, and preparedness for livestock and poultry emergencies across Canada


Les lacunes à combler dans la préparation aux urgences touchant le bétail

Lorsqu’une éclosion de maladie animale ou une catastrophe naturelle frappe des exploitations de bétail, les systèmes d’intervention sont mis à l’épreuve. En situation réelle, des plans qui semblaient solides sur papier peuvent vite révéler des lacunes inattendues.

C’est pourquoi il faut discuter de l’état de préparation avant qu’une urgence ne survienne.

Cette idée était au cœur d’une réunion récente du Réseau de gestion des urgences touchant la volaille et le bétail (RGUTVB), où des représentantes et des représentants des provinces et des territoires ont partagé des expériences vécues dans leur propre région.

La conversation a consisté à échanger des leçons pratiques et des observations de partout au Canada, et beaucoup d’exemples analysés étaient ancrés dans des situations réelles. Les personnes participantes ont parlé de difficultés comme les goulots d’étranglement qui se forment quand des fermes sont mises en quarantaine, les pénuries de main-d’œuvre durant les interventions contre des feux incontrôlés, les définitions contradictoires de la notion de « petit exploitant » et les limites des outils de traçabilité ou de partage de données.

Ces difficultés n’apparaissent parfois que lorsque le système est mis à l’épreuve par un événement imprévu. Des personnes participantes ont noté par exemple qu’une récente enquête sur la tuberculose bovine a mis en lumière le manque d’options de transformation disponibles pour les fermes laitières en quarantaine, un problème qui montre que les enquêtes sur les maladies peuvent révéler des lacunes dans les systèmes d’intervention existants.

Le manque de ressources a été un autre thème soulevé durant la discussion. Les petites administrations ont mentionné la difficulté de maintenir une capacité d’appoint lors d’interventions prolongées, et les grandes provinces ont parlé de la complexité de coordonner de nombreux organismes et partenaires de l’industrie. Malgré ces différences, bon nombre de difficultés sous-jacentes étaient étonnamment similaires.

Le secteur canadien du bétail est régional et diversifié. Tant le lieu géographique, la structure de l’industrie que la gouvernance influencent la planification d’urgence localement. Ce qui fonctionne bien dans une province peut ne pas être directement transposable dans une autre.

C’est ici que la collaboration devient précieuse.

Par l’entremise du RGUTVB, les administrations partagent les leçons qu’elles ont retenues et apprennent comment les autres ont abordé des difficultés semblables. Parfois, une idée d’une autre région suscite une nouvelle façon de considérer un problème local. Dans d’autres cas, des initiatives pilotes, comme l’élaboration de modèles d’intervention d’urgence pour les éclosions touchant des porcs sauvages, sont conçues dès le départ dans le but d’en partager les leçons à l’échelle nationale.

Même des outils internes qui servent à mettre les hauts responsables au courant lors des urgences peuvent apporter un éclairage sur les façons d’organiser et de communiquer les informations quand le temps presse.

Le niveau d’ouverture au sein du groupe rend ces échanges particulièrement précieux. Les personnes participantes sont à l’aise d’aborder les difficultés, le travail inachevé et les leçons retenues. Cette franchise crée un climat où les administrations peuvent apprendre les unes des autres sans pression opérationnelle.

Le RGUTVB ne prescrit pas de solutions, mais fournit un espace où les provinces, les territoires et les partenaires peuvent comparer leurs expériences et repérer les endroits où les systèmes peuvent être renforcés.

On améliore rarement la préparation aux urgences touchant le bétail en apportant un seul changement majeur. Le plus souvent, cela se fait graduellement, en cernant les lacunes assez tôt, en partageant les leçons d’une administration à l’autre et en ajustant le tir avant que l’urgence suivante ne mette le système à l’épreuve une fois de plus.

Le Réseau de gestion des urgences touchant la volaille et le bétail (RGUTVB) est une tribune nationale constituée par Santé animale Canada pour renforcer la coordination, l’échange d’informations et la préparation aux urgences touchant les animaux d’élevage au Canada

About the Author

Temidayo Adewole is an experienced veterinary and food safety expert with over six years of leadership in the Nova Scotia Meat Inspection Program. He has directed the province’s CanSpotASF Abattoir Surveillance project and collaborated with industry on developing and implementing an Operational Contingency Plan for Animal Disease Emergency Response for provincial abattoirs in Nova Scotia, in partnership with the Canadian Food Inspection Agency. Temidayo has led national technical working groups and contributed to more than 15 others focused on meat inspection, animal welfare, food safety, and disease control. His qualifications include a veterinary degree, a master’s in veterinary pharmacology, and extensive training in emergency management, project leadership, and public sector innovation.

Temidayo Adewole est un vétérinaire et expert en sécurité alimentaire chevronné qui a occupé pendant plus de six ans des fonctions de direction au sein du programme d'inspection des viandes de la Nouvelle-Écosse. Il a dirigé le projet provincial CanaViellePPA Abattoir Surveillance et collaboré avec l'industrie à l'élaboration et à la mise en œuvre d'un plan d'urgence opérationnel pour la lutte contre les maladies animales dans les abattoirs provinciaux de la Nouvelle-Écosse, en partenariat avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Temidayo a dirigé des groupes de travail techniques nationaux et a contribué à plus de 15 autres groupes axés sur l'inspection des viandes, le bien-être animal, la sécurité alimentaire et le contrôle des maladies. Il est titulaire d'un diplôme en médecine vétérinaire, d'une maîtrise en pharmacologie vétérinaire et a suivi une formation approfondie en gestion des urgences, en direction de projets et en innovation dans le secteur public.


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